Le divorce est consommé entre Jon Rahm et le LIV Golf. L’Espagnol a annoncé qu’il quittait le circuit dissident et qu’il ne participerait pas au LIV 2.0.
L’annonce du PIF, le fonds souverain saoudien, de se retirer du projet LIV Golf avait mis le circuit dissident en grandes difficultés. Et Jon Rahm vient sûrement de lui asséner le coup de grâce. En effet, l’Espagnol, la plus grande star du LIV Golf, a jugé inacceptables les conditions proposées pour poursuivre l’aventure dans le cadre du LIV 2.0. Et ce, malgré l’arrivée annoncée de BC Partners Credit et ses 300 millions de dollars de financement potentiel. Rahm, dont le contrat était estimé entre 300 et 450 millions de dollars, refuse donc de prolonger l’aventure et retournera sûrement jouer sur le DP World Tour, en attendant de regagner ses droits sur le PGA Tour…

Maigre bilan en majeurs
En trois saisons, Jon Rahm aura incarné les ambitions du circuit dissident. À la tête de l’équipe Legion XIII, il a accumulé les victoires et décroché trois titres individuels consécutifs, confirmant sa régularité et son statut de patron du LIV. Mais le bilan est plus contrasté dans les Majeurs puisque le vainqueur de l’US Open 2021 et du Masters 2023 n’aura enregistré aucun succès depuis son arrivée et seulement quatre top 10, dont une deuxième place au PGA Championship 2026, derrière l’Anglais Aaron Rai. Un bilan un peu maigre pour l’ancien n°1 mondial…

Le circuit en sursis
Son départ fragilise encore un peu plus le projet, porté par le patron du LIV Scott O’Neil qui ambitionne que chaque joueur devienne actionnaire de ce nouveau circuit, déjà secoué par les retraits des Américains Brooks Koepka et Patrick Reed. La tâche est ambitieuse car il doit désormais convaincre ses vedettes de signer pour une nouvelle formule moins généreuse, avec seulement 10 tournois par an, des dotations en baisse et une santé financièrement toujours très incertaine.

D’autres joueurs sur le départ
Plusieurs joueurs se sont d’ailleurs déjà désengagées du LIV comme l’Espagnol Sergio Garcia qui a résilié son contrat ou le Polonais Adrian Meronk qui a lui aussi choisi de tourner la page après sa récente victoire au Dunhill Links Championship sur le DP World Tour. Quant à l’Anglais Tyrell Hatton, à l’Australien Cameron Smith et à l’Américain Bryson Dechambeau, la dernière grande star du LIV, ils chercheraient eux aussi une autre voie. On imagine mal le LIV 2.0 survivre à l’exode de ses têtes d’affiche…










