Le tracé du Country Club à Brookline, près de Boston, où se joue ce 122e US Open, n’a pas failli à sa réputation d’extrême difficulté. Les roughs avaleurs de balle ont causé bien du soucis aux joueurs, comme par exemple Rory McIlroy qui y concède son seul bogey sur le 9, son dernier trou du jour, accompagné d’un gros coup de colère peu habituel chez lui. L’Irlandais du Nord, 33 ans, qui sort d’une victoire à l’Open du Canada la semaine dernière, est une nouvelle fois aux avant-postes en Grand Chelem cette saison, confiant dans ses chances et prêt à faire preuve de patience…

Rory à un coup d’Hadwin

Le n°3 mondial, à la recherche d’un 5e titre majeur a rendu un excellent 67 (-3). Il est 2e ex-aequo à un coup du surprenant leader, le Canadien Adam Hadwin, qui rend une carte de 66 (-4) avec 6 birdies et 2 bogeys pour se retrouver seul en tête. A 34 ans, le joueur Canadien, 105e mondial, n’a triomphé qu’une seule fois sur le PGA Tour et n’a jamais réussi à faire mieux qu’une 29e place en Grand Chelem. C’était à l’US PGA en 2019.

Dustin qui rit, Phil qui pleure

Parmi les autres têtes d’affiche, on notera la présence, en embuscade, du tenant du titre, l’Espagnol Jon Rahm et des Américains Collin Morikawa et Justin Thomas à -1 (69) à la 14e place. Mais aussi à -2 (68) de l’Anglais Matt Fitzpatrick, auteur d’une superbe approche rentrée au trou 12 pour birdie ou de l’Américain Dustin Johnson, meilleur représentant de la LIV Golf, tous les deux 7e ex-aequo. Une carte que doit lui envier son collègue de cette nouvelle ligue de golf, Phil Mickelson. Le gaucher, 52 ans, visiblement peu à l’aise sur les greens, rend une carte de 78 (+8) et pointe très loin à la 144e place. Quant à Victor Perez, notre seul Français qualifié pour l’épreuve, il est 79e ex-aequo à +3. Une carte de 73 contrastée avec un aller (Victor est parti du 10) en -2 et un retour en +5…